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30 mars 2021

Comment classifier nos miels selon nos différentes récoltes?

par Miels d'Anicet

Pour nous, la beauté du territoire des Hautes-Laurentides se définie par son caractère sauvage et forestier. Notre environnement procure une riche diversité de fleurs sauvages et chacune vient parfumer nos miels à sa façon. Les analyses polliniques de certains de nos miels 2020 nous le confirment.

Vous remarquerez la richesse florale et l’absence de pollen provenant de champs agricoles. Grâce à ces analyses, nous pouvons affirmer que les Miels d’Anicet offrent des miels sauvages et non agricole. C’est aussi ce qui explique le caractère aromatique unique de nos différentes variétés: printemps, été, tilleul, automne, fleurs sauvages et sarrasin.

Voici également les paramètres pour classifier nos miels :

L’emplacement du rucher
L’endroit où un ensemble de ruche (rucher) est déposé est déterminant sur le type de miel récolté, car l’abeille se nourrit dans un rayon de 3km autour de sa ruche. Lors de la sélection d’un emplacement, l’apiculteur identifie préalablement la flore qui s’y trouve. Ainsi, un rucher situé près d’un champ de sarrasin ou de plusieurs grands tilleuls produira fort probablement un miel aux caractéristiques de ces fleurs.

Le moment de la récolte
La récolte de miel dans les Hautes-Laurentides peut s’étendre de la fin juin au début septembre. Pendant ces mois, la végétation sauvage se modifie et nous donne un long continuum de différentes fleurs. Ainsi, les fleurs du mois de juin (pissenlit, cerisier, etc.) ne sont pas les mêmes que les fleurs du mois d’août (verge d’or, eupatoire, etc). Suivant cette logique, un miel récolté en juin aura des caractéristiques organoleptiques propres aux nectars des fleurs qui étaient en floraison quelques jours avant la récolte.

L’emplacement du rucher
L’apiculteur est un expert en botanique et il connaît bien la flore qui entoure ses ruchers. Ainsi, un rucher situé près d’un champ de sarrasin ou de plusieurs grands tilleuls produira fort probablement un miel caractéristique de ces fleurs.

Les caractéristiques organoleptiques du miel
Chaque nectar de fleur amène des caractéristiques uniques aux miels, soit par la couleur, l’odeur et le goût.
Ainsi, il est connu qu’un miel de pissenlit a une belle couleur jaune, une odeur de « petits pieds » et un goût de cire d’abeille et de camomille.
Chaque variété de miel a ses caractéristiques organoleptiques propres qu’un goûteur expérimenté pourra reconnaître et identifier dans un miel.

L’analyse pollinique
Chaque année, nous faisons analyser par un laboratoire externe affilié au Centre de recherche en sciences animales de Deschambault un échantillon de nos différents miels, récoltés à divers moments dans la saison. Cette analyse identifie et dénombre les pollens présents dans le miel, ce qui nous indique les fleurs butinées par les abeilles et leur pourcentage relatif. Cette analyse vient confirmer l’identification des miels basés sur les trois premiers critères.

Certaines fleurs, comme le sarrasin, sont très nectarifères, c’est-à-dire qu’elles produisent beaucoup de nectar. Les abeilles butinent ces fleurs abondamment pour le transformer en miel. Toutefois, le pollen de ces mêmes fleurs est moins prisé par les abeilles. Le décompte de pollen dans l’analyse pollinique est donc sous-représenté en pourcentage par rapport au pourcentage de nectar dans le miel.

Un miel de fleurs sauvages contient environ 50% de nectar de sarrasin, mais très peu de pollen de sarrasin.

Par Rosalie Parent, directrice de la production
Anne-Virginie Schmidt, Co-propiétaire
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