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13 avril 2022

Les coûts de pollinisation en bleuetières en forte hausse | Nouvelles hebdo

par Miels d'Anicet

(Photo : Trium Médias – archives)

La pollinisation est primordiale pour la production de plusieurs fruits au Québec, le plus connu étant surement le bleuet. Ces grandes étendues de bleuetières nécessitent que chaque fleur soit visitée par un pollinisateur afin de la féconder et ainsi produire ultimement un fruit.

Dans la nature, ce service de fécondation est normalement rendu possible par des pollinisateurs sauvages (abeilles, bourdons, papillons, etc.), mais dans un contexte de production commerciale à grande échelle, ces pollinisateurs sauvages ne sont pas assez nombreux. Voilà où le travail de nombreux apiculteurs québécois et leurs abeilles entrent en ligne. Chaque saison, des ruches transhument vers des bleuetières pour en assurer leur pollinisation.

Sans abeilles, pas de bleuets québécois.

Cet article met en lumière le manque de pollinisateurs pour les bleuets au Québec, mais la problématique dépasse nos frontières. Les productions d’amande en Californie, d’agrumes en Italie et de canola dans l’ouest canadien sont toutes dépendantes de l’effort de pollinisation des abeilles.

Chez Miels d’Anicet, toutes nos ruches sont exclusivement en production de miel et ne sont pas transhumées pour la pollinisation. Toutefois, plusieurs de nos confrères apiculteurs offrent ce service essentiel à la production de nombreux produits du Québec. La pollinisation n’est pas sans impact sur la santé de l’abeille, mais elle est essentielle à bien des égards…

Comme quoi notre système alimentaire est complexe et doit être nuancé pour bien en comprendre tous les aspects!

Les coûts de pollinisation en bleuetières en forte hausse

Par Serge Tremblay

Consulter l’article sur Nouvelles hebdo

 

La pollinisation des bleuetières est en train de devenir un enjeu de taille pour les producteurs. Les apiculteurs québécois sont incapables de répondre à la demande et les prix sont en forte hausse.

« Le bleuet est la culture qui exige le plus d’efforts de pollinisation. La demande est en hausse constante alors qu’il y a une stagnation de l’offre de ruches depuis 4 à 5 ans. Et pour 2022, les apiculteurs s’attendent à des pertes importantes pour l’hiver, alors l’offre risque d’être encore moindre », explique le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec (SPBQ), Nicolas Pedneault.

Ce dernier précise que la location d’une ruche qui coûtait autour de 120 à 130 $ il n’y a pas si longtemps pourrait osciller entre 175 $ et 200 $ selon les producteurs.

Or, il faut d’une à trois ruches par acre, selon les recommandations agronomiques propres à chaque bleuetière, afin d’obtenir des rendements optimaux. Une pollinisation insuffisante se répercute nécessairement sur les rendements lors de la récolte, donc sur les revenus.

« La pollinisation est pas mal notre plus gros coût d’opération et ça risque d’augmenter. C’est dommage, car nous avons connu une mauvaise année de récolte qui a été compensée par de meilleurs prix sur les marchés. Si les prix devaient baisser, on se retrouvera rapidement avec un problème. La pollinisation est un enjeu critique pour les producteurs. »

Importation?

Nicolas Pedneault mentionne être en contact régulier avec des représentants de l’industrie de l’apiculture du Québec, mais les solutions sont difficiles à trouver. S’approvisionner ailleurs n’est pas non plus une option facile d’accès, puisqu’il faut éviter d’importer au Québec d’éventuelles maladies ou parasites qui n’y sont pas présents.

« Nous avons même regardé du côté de l’Ontario et du Manitoba, mais il y a toute une règlementation qui rend l’importation de ruches très difficile. En Ontario, il y a le petit coléoptère de la ruche qui est présent, alors ça complique les choses. Nous explorons diverses solutions pour tenter de répondre à nos besoins. »

Et comme si ce n’était pas assez, les apiculteurs ont de la difficulté à se procurer des abeilles à l’international en raison des impacts de la pandémie sur le transport.

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