6 avril 2018

Un printemps apicole

par Miels d'Anicet

© Xavier Girard-Lachaine

L’influence des saisons sur les abeilles et sur le travail de l’apiculteur est importante. Chaque saison engendre des
modifications dans les comportements des abeilles et exige de l’apiculteur des gestes précis afin d’améliorer les chances
de survie de la ruche. Si l’on croyait auparavant qu’une ruche pouvait survivre seule dans son environnement sauvage, on
sait maintenant que la main de l’homme est vitale pour la survie des abeilles.

Au printemps, la nature s’éveille, la colonie aussi. Cette vie reprend
tranquillement au fur et à mesure que la luminosité quotidienne
s’accroît. Les premiers bourgeons et les premières fleurs font leu
apparition, synonyme de l’arrivée de la nourriture. Les abeilles
s’activent et font leurs premières sorties de la ruche quand les
températures extérieures avoisinent les 8 à 10 °C (46 à 50 °F). La
floraison des arbres à pollen engendre aussi la reprise des activités
de pontes de la reine et de nourrissage des larves. À partir de ce
moment, la population de la colonie augmente rapidement, de
même que l’activité de butinage au fur et à mesure que les
floraisons s’accentuent.

© Xavier Girard-Lachaine

C’est aussi à l’arrivée du printemps que l’activité cirière atteint son
apogée, car la ruche est en pleine expansion. La colonie a donc besoin
de rayons pour accueillir le miel, le pollen et les oeufs de la reine. Le
processus qui consiste à transformer le nectar ou le miel en cire
demande beaucoup d’énergie. À son plein potentiel, l’abeille cirière
consomme 10 parts de miel et de pollen pour produire 1 part de cire.

L’apiculteur visite ses colonies pour évaluer la santé des abeilles et pour s’assurer qu’elles ont suffisamment de nourriture. L’arrivée du nectar étant synonyme de première miellée, il pourra installer ses premières hausses à miel en vue de la récolte du miel de printemps.

© Xavier Girard-Lachaine
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