16 mai 2018

L’organisation physique de la ruche

par Miels d'Anicet

L’apiculture

Depuis l’Antiquité, l’homme a cherché à récolter la cire et, surtout, le miel fabriqué par les abeilles. Il a construit des abris pour qu’elles y établissent leur nid.  À l’état naturel, les abeilles bâtissent leur nid dans des cavités naturelles comme le creux d’un arbre. En revanche, les apiculteurs utilisent la ruche pour l’élevage et la récolte du miel. La ruche représente un compromis entre les besoins de la colonie et les attentes de l’apiculteur en terme de quantité de miel produit. De plus, cet habitacle permet aux abeilles de survivre aux hivers rigoureux.

© Xavier Girard-Lachaine
© Mathieu Dupuis

La ruche

Aujourd’hui, une ruche comprend plusieurs boîtes en bois (hausses) empilées les unes sur les autres. Ces boîtes servent à protéger les abeilles du froid, de la chaleur, de la pluie et des ennemis. Rien n’est laissé au hasard dans les dimensions, les espaces et les matériaux. Le modèle le plus couramment utilisé de nos jours est disposé de façon que les abeilles puissent se déplacer à travers les différentes sections de la ruche.
Elle permet à la fois de surveiller la santé de la ruche et de récolter le miel sans détruire la colonie.

La structure de la maisonnée

Chaque hausse contient dix cadres qui peuvent servir de chambre à couvain ou de chambre à miel. La structure de la maisonnée est toujours la même : la boîte du bas est la chambre à couvain (la pouponnière) et les boîtes au-dessus sont les chambres à miel. On les appelle de fait les « hausses à miel ». La reine reste principalement dans la chambre à couvain, où elle pond ses oeufs. Ce sont les ouvrières nourrices qui s’occupent des oeufs et des larves. Ces dernières recevront plus de 7 000 inspections et seront nourries plus de 1 100 fois par les ouvrières. En été, pendant la saison active, l’apiculteur ajoute des étages à la pouponnière de manière à augmenter la population d’abeilles. Il ajoute également des hausses à miel pour permettre aux abeilles de faire des réserves de miel.

© Daphné Caron
© Mathieu Dupuis

L’apiculteur peut placer un garde-reine, c’est-à-dire une grille dotée de fentes étroites, pour éviter que la reine ne se promène dans les chambres à miel. Cela empêche ainsi la reine de pondre des oeufs dans les cadres à miel. L’apiculteur peut ainsi récolter le miel de sa ruche sans endommager le couvain.

La ruche est aussi dotée d’un plancher et d’un toit. La première hausse est déposée sur un plancher qui dépasse d’un côté pour former une « planche d’envol et d’atterrissage » pour les abeilles butineuses. Le toit, une planche de bois déposée sur le dessus de la dernière hausse, protège la ruche des intempéries.

Le rucher

L’apiculteur regroupe ses ruches dans un endroit géographique précis : le rucher. Le choix de l’emplacement de ce dernier est
crucial pour la santé de la colonie et aura un impact sur la production du miel. Il faut choisir des emplacements où les cultures
avoisinantes offrent une grande diversité florale saine et exempte d’insecticides.

© Mathieu Dupuis
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